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01 Jan

Comme elle ne sait pas le français et moi pas l’anglais mon roman se trouve écrit dans une langue intermédiaire à laquelle je compte que vous trouverez de la saveur quand vous recevrez le volume6.Après avoir examiné comment ces différentes traductions négocient la présence des mots anglais dans la version originale, je terminerai en étudiant de près la traduction du passage dans lequel Proust inscrit la seule phrase complète en anglais.LA « LANGUE INTERMÉDIAIRE » DE PROUST La langue intermédiaire de Proust participe d’une affectation anglophile : elle est parlée exclusivement par des francophones, que ce soit le narrateur ou les personnages de.La présence de ces mots anglais dans le texte de Proust reflète l’anglomanie qui envahissait la société parisienne de la belle époque.Le mot étranger traduit une volonté de suivre la mode ou de faire partie d’une certaine coterie sociale.

Ce jeu de mots bilingue, où « l’édit » et « lady » se confondent, pose problème aux différents traducteurs de Proust, dont le premier insère le mot français entre crochets dans la conclusion de sa traduction : « It’s to think that the Edict of [ was an Englishwoman8.

» Les mots de la langue intermédiaire constituent des difficultés pour le traducteur, que je qualifie de « belles rebelles », pour faire écho au concept de la traduction comme une « belle infidèle9 ».

Je propose de développer une réflexion sur la traduction des mots anglais dans le texte de Proust en commençant par une analyse des caractéristiques de cette langue intermédiaire et de ses fonctions dans, avant d’étudier les stratégies adoptées par les différents traducteurs pour en préserver la « saveur ».

Je ferai appel aux trois versions du texte marquant l’his- toire de sa traduction en anglais, qui débute du vivant de Proust, avec la publication des volumes traduits par Charles Kenneth Scott Moncrieff entre 1922-1931. Ce dernier a fait un changement de taille, en abandonnant la citation du sonnet de Shakespeare adoptée comme titre par Moncrieff –.

Odette Swann se sert couramment d’anglicismes qui sont pour elle comme un passeport pour la haute société.

Demi-mondaine d’origine, elle réussit à améliorer son rang social grâce à son anglomanie et en parlant une sorte de franglais qui la distingue.

Ils s’en servent le plus souvent dans un « entre-deux », c’est-à-dire aux abords d’un autre espace, que ce soit au seuil d’une porte, dans une cour d’entrée d’un hôtel particulier, ou dans un vestibule.